Théo Fiquemont Perrier

Le commun en transport

Installation par suspension d’une édition rédigée à la machine à écrire.

Bois, rouleau de papier fax thermique.

500 × 220 × 30 cm ; 2024

Exposition collective « Résonances », biennale d’art contemporain de Lyon.

Le Grand Large, Lyon 69007.

À quel moment l’enchantement devient-il quotidien ?

Dans une ville telle que Lyon, où la dynamique sociale et géographique n’a de cesse d’être en mouvement, l’intimité de l’individu se voit mêlée à son environnement.

Les transports en commun sont au cœur de notre relation à l’urbanisme. Les interactions sociales, parfois extrêmes, se mettent à dialoguer ou à se confronter avec le renfermement sur soi. La perception spatiale se balise et se déforme dans un contexte où le déplacement sans bouger devient logique.

Dans une intention d’éprouver la ville et sa population au gré d’ambiances variées, Le commun du transport est l’expérience d’un trajet de 19h35 consécutives au sein des tramways, métros et funiculaires lyonnais.

Ce voyage, entre 5h15 et 00h50, fut reporté dans un cahier de bord dans lequel j’ai tenté d’annoter tout ce que je percevais, ressentais, pensais et éprouvais. L’idée étant de définir la frontière entre enchantement et désenchantement, de vivre pleinement les transports en tant qu’hétérotopie à leur paroxysme et de rechercher de possibles limites, autant physiques, psychiques, sociales que spatiales.

La seconde partie du projet fut la retranscription de ce cahier de bord. Dans une intention de prolongation de l’épuisement du sujet, c’est le geste qui prend la relève par l’utilisation fastidieuse d’une machine à écrire bruyante, mécanique et répétitive, en réponse aux transports. Le rouleau de papier fax amène une linéarité d’écriture et de lecture faisant référence aux lignes de transport, mais aussi à l’expérience psychique éprouvée.

Un travail de tracé fut aussi réalisé comme témoignage graphique du projet, afin d’analyser une possible psychogéographie et de déterminer les distances et les espaces parcourus sans les percevoir, tout en restant paradoxalement dans une immobilité dominante.

Le commun en transport

Installation par suspension d’une édition rédigée à la machine à écrire.

Bois, rouleau de papier fax thermique.

500 × 220 × 30 cm ; 2024

Exposition collective « Résonances », biennale d’art contemporain de Lyon.

Le Grand Large, Lyon 69007.

À quel moment l’enchantement devient-il quotidien ?

Dans une ville telle que Lyon, où la dynamique sociale et géographique n’a de cesse d’être en mouvement, l’intimité de l’individu se voit mêlée à son environnement.

Les transports en commun sont au cœur de notre relation à l’urbanisme. Les interactions sociales, parfois extrêmes, se mettent à dialoguer ou à se confronter avec le renfermement sur soi. La perception spatiale se balise et se déforme dans un contexte où le déplacement sans bouger devient logique.

Dans une intention d’éprouver la ville et sa population au gré d’ambiances variées, Le commun du transport est l’expérience d’un trajet de 19h35 consécutives au sein des tramways, métros et funiculaires lyonnais.

Ce voyage, entre 5h15 et 00h50, fut reporté dans un cahier de bord dans lequel j’ai tenté d’annoter tout ce que je percevais, ressentais, pensais et éprouvais. L’idée étant de définir la frontière entre enchantement et désenchantement, de vivre pleinement les transports en tant qu’hétérotopie à leur paroxysme et de rechercher de possibles limites, autant physiques, psychiques, sociales que spatiales.

La seconde partie du projet fut la retranscription de ce cahier de bord. Dans une intention de prolongation de l’épuisement du sujet, c’est le geste qui prend la relève par l’utilisation fastidieuse d’une machine à écrire bruyante, mécanique et répétitive, en réponse aux transports. Le rouleau de papier fax amène une linéarité d’écriture et de lecture faisant référence aux lignes de transport, mais aussi à l’expérience psychique éprouvée.

Un travail de tracé fut aussi réalisé comme témoignage graphique du projet, afin d’analyser une possible psychogéographie et de déterminer les distances et les espaces parcourus sans les percevoir, tout en restant paradoxalement dans une immobilité dominante.